1898, la Révolution culturelle !

Juin 1898, un voyage révélateur …

Anatole Le Braz se rend à St Jean du Doigt pour le traditionnel pardon de St Jean.

Après une bonne nuit à Kersélina, chez le maire Emile Cloarec, le soleil le réveille. Il assiste alors au départ des barques surchargées de pèlerins …

Du Bas de la Rivière au Dourduff en Terre, avec arrêt à l’auberge de la Bonne Rencontre, suivons le  Sur la route du Pardon

Décembre 2016, parution de ce livre :

« Le renouveau du théâtre populaire breton » sous-titré « Emile Cloarec – Un républicain régionaliste à la Belle Epoque »

par Patrick GOURLAY, professeur d’histoire, historien et consultant de notre association.

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En 1898, au lendemain de la fondation à Morlaix de l’Union Régionaliste Bretonne, se joue à Ploujean le Mystère de Saint Gwenolé. Cette représentation est un succès public dont l’écho médiatique atteint jusqu’à la presse internationale. Sous l’impulsion du maire, Emile Cloarec, les plus grandes personnalités de la culture bretonne apportent, avec passion, leur concours à cette aventure littéraire et intellectuelle … (début de la quatrième de couverture)

Précédemment Patrick GOURLAY nous avait présenté le contexte tendu entre cléricaux et républicains ayant abouti à l’édification de nos deux monuments aux morts. Dans son livre il revient sur ce conflit, provoqué par la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 et ses conséquences locales … 

Les personnes qui ont assisté à nos soirées avaient déjà connaissance par Martial de la troupe de Parkic (Thomas Parc pour l’état-civil). Le voyage du 24 juin 1898, présenté plus haut, aura également contribué à effleurer le sujet.

A cette Belle Epoque, Emile Cloarec cumulait les mandats de maire, député et conseiller général. Ce « personnage atypique » allait contribuer à la renommée de la commune. La troupe de théâtre « Paotred Plouiann », bénéficiant de son appui moral et financier, donnera de lointaines représentations après le succès local d’août 1898. Succès dû aux qualités de la troupe mais aussi aux relations de Emile Cloarec qui sont entre autres Charles Le Goffic, Théodore Botrel, le peintre Maufra, le costumier Ary Renan (fils de Ernest), etc … Avec les éloges de la presse parisienne et internationale Ploujean occupe alors la seconde place des cinq troupes bénéficiant d’une subvention nationale. Comme l’écrit Gaston Pâris : « Ainsi on viendrait un jour en pèlerinage à Ploujean pour y saluer le modeste berceau de ce grand théâtre populaire … »

Pour rendre hommage aux acteurs, à l’image de ce qui se fait en fin de représentation, présentons les personnages :

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Réservons une mention particulière à Alain François GUIVARCH, ce paysan voisin de Parkic, vivant seul avec ses parents dans une misérable ferme qui sera bientôt effacée du paysage. Le théâtre a été pour lui une révélation  et, lorsqu’il se marie « à trente huit ans » et deux mois après le décès de sa mère, son témoin est un important personnage du bourg : « LAVIEC Jean Marie, commerçant âgé de quarante quatre ans » …

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Quant à Emile CLOAREC, voici un aperçu de la généalogie de ses enfants :

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